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Romain Jacquet-Lagrèze: le vertige du sens dessus dessous

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Sens dessus dessous, les prises de vue du photographe et designer Romain Jacquet-Lagrèze sont vertigineuses. Cadrées en plongée ou en contre plongée et à l’horizontale, ses photos imprègnent l’esprit et offrent une toute nouvelle perspective visuelle de la ville de Hongkong ou il expose jusqu’au 24 juin.

Dans cette série inédite, il s’est penché sur les lignes d’horizon artificielles tracées par les innombrables bâtiments de Hong Kong. En témoignant de l’incroyable densité et variété urbaine de cette ville, “Vertical Horizon” nous interroge sur la domination des villes dans nos vues et nos vies.

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mai 13, 2013 4:01
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Le dernier exploit de l’homme mirage. Alexander Polli in action!

 

Le Base Jumping monte à nouveau d’un cran avec un saut extrême en wingsuit d’Alexandre Polli. Tourné en HD, cet extraordinaire événement était pourtant imprévu. C’est la beauté de la montagne Roca Foradada dans le Montserrat en Espagne qui a inspiré ce vol. Alexander et ses amis ont gravi la montagne et ont  vu l’ouverture étroite à travers celle-ci. En une seule journée, Polli a fait deux sauts d’entraînement pour mesurer la précision. Il a ensuite fait le saut final qui l’a amené à accomplir cet exploit. Il a publié quelques photos extraordinaires.

Le vol a bien sûr été filmé sous tous les angles mais Polli ne souhaite pas diffuser pour l’instant la vidéo dont il cherche à garder le mystère. Néanmoins, des passionnés comme nous, ont réussi à se procurer des vidéos et les ont diffusées sur des forums. Des rumeurs comme quoi il existait des images de cet exploit ont vite grandi. Quelqu’un a même posté une vidéo sur Youtube mais les gens de l’équipe de Polli les ont fait retirer. D’autres vidéos ont également circulé sur les réseaux sociaux comme Facebook mais elles ont aussi été retirées.

Alexander Polli n’en est pas à son premier exploit. Le 29 décembre dernier, il avait posté la vidéo d’un saut spectaculaire qui servait de préparatifs pour faire face à un futur défi tel que celui-ci.

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Wingsuit / BASE-jump athlete Alexander Polli does the never before done—a tactical flight through a narrow cave on a rugged mountainside. The flight starts with a jump from a hovering helicopter, Alexander reaches speeds of 250 km/h (155 mph) while following a precise trajectory leading to the cave opening, he then fully commits and flies directly through the narrow opening of the « Batman Cave! »

Shot in full HD, this extraordinary flight exceeds the level of commitment most fliers would ever consider—there can be no attempting, the only option is success!

The narrow cave, no wider than Alexander is tall, is located in Roca Foradada Mountains in Montserrat, Spain—a location that has inspired this professional Italian Norwegian athlete’s flying dream his whole life. Alexander hopes his success will inspire others not only to ‘climb over their mountains,’ but to also fly right through them!

Check out Alexander Polli’s website http://alexanderpolli.com/

Morals Arrivederci on Facebook http://www.facebook.com/MoralsArrivederci

EpicTV on Facebook http://www.facebook.com/WatchEpicTV

Alexander Polli passe dans le trou d’une… par Un_Buzz

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mai 10, 2013 3:27
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Keith Haring par JCDC

Alors que deux expos parisiennes rendent hommage au maitre du street art, Jean-Charles de Castelbajac se souvient de son ami américain…

About Keith Haring

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Génie précoce, Keith Haring devient célébre à l’âge de 24 ans avec ses peintures sur bâches de camion. L’icône du street art meurt du sida en 1990, à 31 ans. Il nous revient avec 250 oeuvres présentées au musée d’Art moderne de la ville de Paris et au CentQuatre, où l’on découvrira le très warholien « Pop shop ».

 

Keith Haring by JCDC

(Extrait de l’article de Katell Pouliquen pour L’Express Styles)

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La passion de Jean-Charles de Castelbajac pour les artistes et ses mutilples rencontres ont rythmé sa vie. Parmi elles, trois ont été décisives. Le designer et graphiste Raymond Loewy, père spirituel d’ Andy Warhol. Lors de la mission Apollo, en 1969, il se demande: « Qui a dessiné ces vêtements sublimes? » C’était lui. Les logos Coca-Cola, BP, Shell? Encore lui.

« Il m’a appris que la laideur se vendait mal, et le culte de l’essentiel. » Puis André Courrèges. Dès son premier défilé, JCDC est taxé de  » Courrèges des seventies ». En 1993, ils dessinent deux collections à quatre mains. « C’était bouleversant. Il m’a enseigné l’épure ». Et enfin l’artiste et graffeur Keith Harding, rencontré en 1988 pour un manteau nounours qu’il voulait offrir à Madonna: « Keith et Jean-Michel Basquiat, deux êtres qui ont traversé ma vie comme des étoiles filantes mais qui m’ ont révélé à ma carrière d’artiste ».

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Jean-Charles de Castelbajac fut le destinataire du dernier dessin de Keith Haring. Juste avant de mourir, l’artiste lui posta le croquis qu’il avait imaginé en guise d’invitation à son défilé automne-hiver 1990-1991 (Pierre et Gilles, Robrt Mapplethorpe et Cindy Sherman l’avaient précédé dans l’exercise).

« Quand je pense à lui me revient cette phrase de Cervantes »: « Garde toujours dans ta main la main de l’enfant que tu as été ». « Pour beaucoup, Keith Haring apparaît comme naïf; moi je vois aussi dans son travail des fêlures de l’enfance, une période qui fonde l’imaginaire. Quand il venait à la maison, nous faisions des cadavres exquis en famille, avec mes fils Louis-Marie et Guilhem. Outre le fait qu’il a libéré ma main, mon trait, il m’a ouvert les yeux sur ces cultures urbaines que je méconnaissais. Il m’a fait aimer le grafitti et le hip-hop. En quelques temps, je suis devenu directeur artistique de Fin de siècle, un magazine street. Comme s’ il m’avait transmis un peu de sa philosophie du partage, de son sens de la fraternité, de son goût de la bande qui était le sien. Keith fut un passeur animé par l’envie de démocratiser son art ».

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Quand Castelbajac réalise que des rappeurs tels que LL Cool J, The Sugarhill Gang, puis la génération des Jay Z et Kanye West, portent ses pulls comic strip pétaradants à la manière de blasons (ce qu’il nomme un « tribalisme de rue »), il fait sien le surnom qu’ils lui ont donné.  » C’est le hip-hop qui m’a sauvé. J’étais « postalgic » au moment du succès d’Helmut Lang et de Jil Sander. C’est àKeith que je dois cette deuxième vie créative ».

Lors de son défilé automne-hiver 2002-2003, Castelbajac célèbre le trait éclatant du peintre, à la façon d’un camouflage.

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Keith Haring, The Political Line, jusqu’au 18 août au musée d’Art modrne de la ville de Paris et au CentQuatre.

 

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mai 6, 2013 5:29
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Riding Zone 200 ème, marketing sportif à sensations fortes et l’avenir des sports extrêmes

Texte compilé par Aurélie Siou

Sources- Riding Zone, Com-gom. com, cybelomarketandcom.com

 

L’émission « Riding Zone », le magazine des sports extrêmes et des cultures alternatives a célebré son 200ème épisode !! A cette occasion, une soirée spéciale de 90 minutes a eu lieu en Prime Time ce dimanche 28 Avril sur France O.

Depuis la Boardriders House à Hossegor, plusieurs célébrités et sportifs de haut niveau réunis autour de Tiga ont relevé des challenges déjantés. Laurent Bignolas, globe-trotter émérite, se risque au paddleboard. Taïg Khris, le champion du monde de roller,  se mouille et teste le flyboard, un engin qui permet de marcher au-dessus des flots. Renaud Lavillenie, Tété et Laury Thilleman, adeptes de sensations fortes, repoussent eux aussi leurs limites. Entre chaque défi, les casse-cou réagissent aux meilleures séquences vidéo des derniers mois. Avec les riders français, Tiga, la présentatrice, décrypte l’évolution des figures dans le sport et parle musique, avant de relever elle aussi un défi.

Les sports extrêmes, nouvel eldorado de la communication

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Ces disciplines sportives sont toutes plus ou moins récentes et ont évolué ces dernières années avec de nouveaux équipements de plus en plus sophistiqués. Depuis les années 2000, ces sports se sont largement démocratisés et ouverts au grand public notamment chez les plus jeunes. Ainsi de nombreuses marques ont fait le pari d’investir dans vcet univers. Red Bull en est le meilleur exemple puisque l’entreprise s’est construite autour des sports mécaniques, de saut et de glisse, qui constituent la quasi totalité de son brand content. La marque possède ses propres écuries de F1, de NASCAR et de Motocross.

Elle a financé le projet « Rend Bull Stratos » dont l’objectif était de battre le record du monde en chute libre. Un budget de 39 million d’euros qui a réunit Félix Baumgartner et une équipe de scientifiques.

Ces sports sont le plus souvent exercés par une population jeune et branchée. Les marques capitalisent donc sur cette cibles pour que leurs produits endossent les valeurs propres à ces disciplines : le challenge, le depassement de soi, l’innovation, la liberté, l’esthétisme, ou encore la créativité, qui séduisent autant les hommes que les femmes.

Boissons, vêtements de sport, véhicules, forfaits mobiles se retrouvent ainsi associées à cet univers. Ces publicités présentent de jeunes sportifs qui repoussent leurs limites et réalisent de véritables prouesses techniques et physiques dans une ambiance festive.

On peut citer également DC Shoes qui par les drifts successifs de son co-fondateur Ken Block au volant de sa Ford Fiesta s’offre une large visibilité médiatique notamment sur la web-série Gymkhana, dont le dernier épisode a accumulé 40 million de vues sur YouTube. Une stratégie qui permet à la marque d’accroître son capital cognitif dans l’esprit du public.

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Aujourd’hui c’est au tour de MINI de rentrer dans le cercle du marketing sportif à fortes sensations. La marque s’associe à l’autre grand acteur sur le marché des boissons eénergisantes Monstre Energy et réalise dans la station de Tignes le premier backflip sur 4 roues avec Guerlain Chicherit au volant d’une MINI Countryman. L’occasion pour la marque de lancer une campagne de marketing virale et d’assurer la promotion du MINI Mountain Tour.

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L’avenir des sports extrêmes

Cet épisode de « Riding Zone » fut notamment l’occasion de se familiariser avec l’exploration de nouveaux horizons dans l’univers des sports extrêmes. Découvrez sans tarder le flyboard, nouvelle discipline en vogue, dans la vidéo ci-dessous.

Qu’est ce que le Flyboard?

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Le Flyboard est un mix des sports extrêmes les plus en vogue (jet-ski, ski, snow, plongeons acrobatiques) basé sur un système astucieux qui permet de se propulser aussi bien dans les airs que sous l’eau.

Son principe de fonctionnement est simple; la pression nécessaire à la propulsion est fournie par une turbine (généralement celle d’un jet-ski) et canalisée jusqu’à une planche par un tuyaux flexible. Elle est ensuite libérée sous la planche (à 90%) pour la propulsion et au niveau des mains (10%) pour la stabilisation


Flyboard Family Official Movie – Zapata Racing par Riders-Match

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mai 2, 2013 3:42
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Une photographie à la force brute

Rien de tel que de la belle image au quotidien! Quand de surcroit elle est emblématique et légendaire, engagée et engageante, nous aimons la partager.  A découvrir ci-dessous des photographes qui sont à l’honneur en ce moment.

WILLIAM DANIELS
« Tant qu’il y aura des reves »

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« La photo est arrivée dans ma vie car j’étais en manque d’expériences humaines et sensibles ».

William Daniels a commencé la photographie à 20 ans. Son engagement photographique, qui consiste à raconter la vie des communautés les plus isolées et les plus affaiblies, lui est venu quatre ans plus tard, par le biais d’un reportage sur les enfants des rues aux Philippines.

En 2006, il se lance dans un projet d’une grande ampleur : « Mala Aria » signifiant « Mauvais air ». Ouganda, Burkina Faso, Brimanie, Thaïlande, Calcutta, Sierra Leone, William Daniels parcourt le monde pour rendre compte de ce fléau, pour rencontrer les populations déshéritées qui le subissent, et pour témoigner des actions de lutte menées pour le contrôler. Le 9 septembre 2008, son exposition « Mauvais Air » a été inaugurée sur le Pont des Arts à Paris. Elle a été récompensée par le 3ème prix du World Press photo, et le premier prix du Picture of The Year.

Il photographie les enfants des rues aux Philippines en 2004, Madagascar en 2005, et, depuis 2007, le Kirghizstan. A l’époque, les médias parlent de la « révolution des Tulipes » au lendemain des élections qui contraignent Askar Askaiev, au pouvoir au moment de la chute du bloc soviétique en 1991, à quitter le palais présidentiel. Dans la foulée, il doit fuir le pays. Mais le parfum de cette révolution reste enfermé dans ses montagnes et ne se propage pas à travers l’Asie centrale qui compte pourtant autant de despotes que d’Etats. A plusieurs milliers de kilomètres de là, William Daniels suit à la télévision « cette révolution venue du bout du monde ». Le Kirghizistan est l’une des cinq républiques d’Asie centrale nées du démantèlement de l’URSS. « En 2005, j’étais jeune photographe. Ce pays exotique et ce qui s’y passait me faisaient rêver, se souvient le journaliste français. Deux ans plus tard, je me suis demandé ce qu’était devenue cette révolution dont on n’entendait plus parler. Je voulais voir sur place ce qu’avait donné le parachutage de la démocratie par des élections législatives. »

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Passionné par ce pays d’Asie Centrale, par la Révolution des Tulipes de 2005 et l’illusion de l’avènement de la démocratie, William Daniels est revenu véritablement touché par ce pays contrasté « où les gens sont asiatiques mais parlent russe, sont musulmans mais consomment beaucoup d’alcool ».

Membre de l’agence Panos Pictures, il travaille aujourd’hui sur Haïti, et s’apprête à partir pour le Mali. Parallèlement à ce projet, il travaille toujours sur les trois fléaux de l’humanité que sont le sida, la malaria et la tuberculose. Depuis, le photographe français de 35 ans a dressé un portrait social du Kirghizistan et couvert le Printemps arabe.

Lauréat de la Fondation Jean-Luc Lagardère en 2007 avec son projet « Les tulipes fanées de la révolution », William reçoit une bourse pour financer son reportage dans cette « démocratie naissante qui émerge dans un contexte géopolitique complexe ». Cinq ans et six voyages plus tard, dont un pour Polka en 2010, le reporter raconte dans son livre les tensions et les haines claniques qui déchirent le pays. Pogroms anti-Ouzbeks et luttes entre clans politico mafieux endeuillent le « pays des Kirghizes » en proie à la pauvreté. Tous ces maux se répandent dans le pays comme la vodka coule dans les veines.

Site Web
http://www.williamdaniels.net/?content/

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JERRY BERNDT
« Combat Zone »

In camera présente une vingtaine de photographies en noir et blanc de Jerry Berndt, extraites de sa série « The Combat Zone ».

« J’ai grandi dans le bar de mon père à Milwaukee dans le Wisconsin. J’ai appris à lire en rangeant les bouteilles de bière vides dans des caisses.»

Voici comment, de manière laconique, Jerry Berndt situe le point de départ de son impressionnante série sur les salles de bar et les clubs de strip-tease en Amérique dans les années 1960-1970. Ces photographies, riches en contraste, nous montrent le regard sans faille de Jerry Berndt sur un monde trouble de buveurs solitaires, de prostituées désespérées et leurs souteneurs, dans une ambiance d’enseignes au néon.

« The Combat Zone » était le quartier chaud de Boston dans les années 1960. Jerry Berndt y travaillait dans le cadre d’une commande pour l’École de médecine de Harvard. Ce quartier était réputé pour sa prostitution, ses jeux d’argent et, en général, sa capacité à vous offrir tout ce que vous souhaitiez comme vices.

« À l’époque, vous aviez besoin d’un mac pour vous protéger, particulièrement quand les prostituées n’étaient pas autorisées à faire leur travail dans les bars. Et, pour un Noir du ghetto, un des rares moyens de maintenir sa virilité, d’être respecté, était de devenir souteneur. Vous avez de l’argent, des vêtements, des voitures, tout le monde vous aime, on vous admire. Vous êtes un homme, parce que ce n’est pas facile d’être un mac : vous devez non seulement escroquer les prostituées, mais aussi arnaquer les gens avec qui vous travaillez tous les jours.

De son côté, une prostituée va penser à elle-même en terme d’allure, de maquillage, de style, une sorte de sens de la mode perverti. Sa féminité ne vaut qu’à l’aune de l’évaluation de son homme, seul compte le point de vue masculin. Elle est une femme si elle plaît à un homme. Sinon, elle n’est rien.»

Jerry Berndt est né en 1943 à Milwaukee, dans le Wisconsin, sur les bords du lac Michigan. Photographe documentaire pendant plus de trente ans, il a réalisé de nombreux reportages: sans-abris aux U.S.A, Amérique centrale, Rwanda, Haiti, Arménie… Ses photographies ont été publiées par de grands magazines aux États Unis et en Europe : The New York Times, Newsweek, Paris Match… Elles font partie des collections du Museum of Modern Art (New York), de l’International Center of Photography (New York), du Museum of Fine Arts (Boston), de la Bibliothèque Nationale (Paris) et d’autres institutions.

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Jerry Berndt a reçu plusieurs bourses et remporté de nombreux prix pour la qualité de son travail. Il a enseigné la photographie à l’Art Institute de Boston et à l’Université du Massachusetts. Il vit aujourd’hui à Paris.

En 2010, le Museum of Photographic Arts de San Diego a présenté une grande exposition sur le thème de la photo de rue, « Streetwise », qui rassemblait les images de Robert Frank, Lee Friedlander, Danny Lyon, Bruce Davidson, Diane Arbus et Jerry Berndt. Cette exposition a été accompagnée par un catalogue.

« Insight », publié en 2008 par Steidl, regroupe plusieurs séries de Jerry Berndt, dont « The Combat Zone ». Jerry Berndt et Gerhardt Steidl travaillent actuellement sur un nouveau livre.

“This is photography as emotion. Jerry goes somewhere and makes you feel what it felt like, not just what it looked like.” Eugene Rich

SITE INTERNET

http://www.incamera.fr

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SEBASTIAO  SALGADO

« Nature Humaine »

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The Nenets of northern Siberia

Reconnu pour ses images en noir et blanc, plongées au coeur des grandes misères culturelles et sociales, le photographe brésilien Sebastiao Salgado continue son exploration du monde, l’œil délibérémènent tourné vers ce qu’on oublie souvent de regarder. Son nouvel ouvrage, « Genesis », fruit de huit ans de voyages au fil d’une trentaine de pays, dévoile des paysages intacts, nature vierge et sauvage et encore habitée par des communautés indigènes traditionnelles. Des clichés exceptionnels (par ailleurs actuellement exposés à Londres), dont la valeur tient aussi à l’étrange impression de force et de fragilité qui en émane, le sentiment que ces lieux grandioses et millénaires, a priori immuables, sont déjà en voie de disparition, victimes des l’incontournable marché de la modernité.

Genesis, en édition limitée a 2500 exemplaires aux éditions Taschen, et du 11 avril au 8 septembre au musée d’histoire naturelle de Londres.

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Taschen
Un hommage photographique à notre planète dans son état naturel
http://www.taschen.com/pages/fr/catalogue/photography/all/05767/facts.sebastio_salgado_genesis.htm?gclid=CMHFufeF6LYCFVMftAodAl0Ahw

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avril 23, 2013 3:03
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Expo « La dernière Vague », consacrée à l’influence des cultures Surf, Skate et Custom dans l’art contemporain

Qui n’a pas rêvé d’un événement mélangeant compétitions de skate, concerts, exposition d’art contemporain et beau temps estival ? C’est l’objectif que s’est fixé le festival This is (not) Music qui se déroulera du 25 avril au 9 juin 2013 à Marseille. Proposé comme « le » festival d’arts urbains de Marseille-Provence 2013, il se déroulera sur 47 jours – de festivités  en plein air et en intérieur sur les 40 000 m2 de la Friche de la Belle de Mai.

L’initiative a été lancée par des amoureux de la « board culture », la culture de la planche (de surf, de snow ou à roulettes), et de la street culture, désireux de partager leur passion et d’inviter les meilleurs de chaques disciplines. La Friche, rénovée très récemment, et son street park, semblaient être le cadre idéal pour un projet de cette envergure. Au programme : des skateurs venus des quatre coins du monde, des artistes qui recouvriront de leurs toiles ou de leurs installations le nouveau « panorama », lieu d’exposition phare de la Friche, des concerts au Cabaret Aléatoire ou à la Cartonnerie et surtout l’exploitation du toit-terrasse. Le programme se détaille au fur et à mesure, nous laissant percevoir un événement majeur de cette année culturelle. On sait déjà que le duo Diplo/Switch, connu sous le nom de MAJOR LAZER, sera de la partie, un concert clé prévue pour le sud de la France dans le cadre de leur « Free the Universe Tour ».

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L’ambition de ce festival hors normes, est de montrer une vision moderne des cultures underground.

De la video au graphisme, du street art à la photographie, de la sculpture aux installations, en passant par des collections d’objets icônique, This is (not) music proposera en parallèle aux concerts, performances et conférences, une exposition conçue selon une approche hybride. Elle portera ainsi sur la manière dont ces pratiques dites « sportives » ont généré des formes et inspiré des artistes contemporains. On aura l’occasion d’admirer ainsi des artistes de renommée internationale sur les skates, sur les murs ou sur les planches du Cabaret Aléatoire ou de la Cartonnerie.

 

Un événement à suivre et à découvrir à partir du 25 avril.

• sur Facebook : www.facebook.com/ThisIsNotMusic

 

Les temps forts

Exposition : “La Dernière Vague”
Skate, surf et custom culture dans l’art contemporain
58 artistes, 200 oeuvres dont 20 pièces créées à la Friche pour l’occasion, avec : Larry Clark, Ed Templeton, Tom Sachs, Robert Longo, Olivier Mosset, Ari Marcopoulos, ESPO, Thomas Campbell, Jay Nelson, Gilles Barbier …
Un commissariat de Richard Leydier // Conseiller artistique en charge du street art : Guillaume Le Goff
Vernissage le jeudi 25 avril à 18h00

60 concerts et soirées
Wu Tang Clan, Woodkid, Mos Def, Para One, Dope D.O.D, Peter Doherty, Major Lazer, Liars, Cody Chesnutt, Tommy Guerrero, The Undertones, La Femme, Grems, Blundetto, Underkontrol, Némir, TIMELINE live feat. Mad Mike, Jon Dixon, DeSean Jones and DJ Konspiracy (Underground Resistance – Detroit, USA), Nicolas Malinowsky, Sundae, Surkin, Anja Schneider, Bouto, Shaun Reeves, Bobmo, Oy, Splash Macadam, DVNO, Dj Falcon, Sound Pellegrino Thermal Team (Teki Latex & Orgasmic)…

20 événements sportifs
Des démonstrations et compétitions de skate et de BMX (street park, construction d’un bowl D.I.Y “Do It Yourself”, mini rampe, piste de dirt, trash car … ) avec les pro team de Volcom, Nike SB, Lakai …

Le Toit Terrasse : le lieu central
Ouvert les jeudis, vendredis et samedis (et quelques dimanches) , le toit terrasse, avec vue sur la rade Nord de Marseille, sera le point d’ancrage de This is (not) Music. Au menu : show case, rencontres, sets Dj par les Dj résidents du Cabaret Aléatoire, projections, apéro, performances, plateaux radio … et quelques soirées exceptionnelles. Retrouvez le détail des événements dans le programme.

Les temps forts : des moments de croisements
Week end d’inauguration, du 25 au 28 avril : vernissage de l’exposition, du bowl, du toit terrasse, présentation de la création de Tommy Guerrero, Cody Chesnutt, The Undertones …
Week end du 24 au 26 mai : plus de 10 événements avec une carte blanche pluridisciplinaire confiée à Sebastien Carayol, les concerts du Wu Tang Clan et de Woodkid, des événements sportifs…

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La Dernière Vague entend en effet montrer que ces cultures, nées en Amérique du Nord mais aujourd’hui largement mondialisées (on skate en effet aussi bien en Suisse qu’en Ouganda), ont généré des formes que certains artistes, parce qu’ils étaient souvent eux-mêmes surfers, skaters ou bikers, ont inclues à leur pratique artistique et transformées.

Sur près de 2 500 m2,  une centaine d’œuvres de 58 artistes seront exposées dont vingt pièces produites pour l’occasion.

 

Il s’agira évidemment aussi de musique, avec des concerts de poids lourds ou de têtes chercheuses comme Mos Def, Pete Doherty, Oy, Mad Mike (Timeline est la nouvelle création de cette légende de la Detroit techno), Underkontrol, le Wu-Tang Clan ou Tommy Guerrero. L’affinité des board cultures aux musiques underground est bien connue, le statut de star rock et d’icône du skate du dernier cité le rappelera au besoin. Ce lien sera développé avec les performances, demonstrations de skaters professionels, DJ sets et projections qui viennent compléter le programme de This Is (Not) Music. Fan de glisse, programmateur et directeur du Cabaret Aléatoire, Pierre-Alain Atchegaray répond aux questions de l’objet des curiosités’ édité par Mécènes du Sud, collectif d’entreprises de Marseille Provence.

 

SoundWave" (Museum of Art & Design of NY) de Jean Shin, un artiste coréen qui détourne les objets du quotidien en oeuvre d'art. http://www.jeanshin.com/ SoundWave » (Museum of Art & Design of NY) de Jean Shin, un artiste coréen qui détourne les objets du quotidien en oeuvre d’art.
http://www.jeanshin.com/

Stéphane Galland : D’où vient l’envie, en tant que lieu de .diffusion musicale, de s’investir dans un projet aussi important concernant d’autres champs artistiques.
Pierre-Alain Atchegaray : Nous avions toujours dit que nous étions un lieu à vocation musicale qui allait chercher dans d’autres disciplines et d’autres réseaux. Nous ne faisons pas partie des réseaux et fédérations musicaux, mais nous sommes beaucoup plus à l’aise quand il faut bosser avec des skaters, une radio, etc… Cette particularité a jalonné l’histoire du Cabaret Aléatoire depuis le début, notamment les dix premières années, même si ces deux ou trois dernières années nous nous sommes concentrés beaucoup plus sur la musique. La Capitale européenne de la Culture était pour nous l’occasion de mettre en avant et de créer un évènement majeur autour des cultures (arts visuels, street art, sport de glisse) qui gravitaient autour du Cabaret Aléatoire depuis dix ans. Nous ne parlons pas seulement de disciplines artistiques mais d’un mode de vie. Il y a les mêmes codes, les mêmes réferences, venus d’un certain underground né aux Etats-Unis, mais présent dans notre quotidien à tous aujourd’hui (Screaming Hand de Jim Phillips était fait pour une planche de skate à la base). Il faut que le projet arrive à expliquer cela.

S.G : Comment est né ce projet ?
P-A.A : C’est parti d’un premier jet que j’ai écrit sur un bout de nappe. La première personne à qui j’en ai parlé c’est l’artiste marseillais Lionel Scoccimaro, nous avons commencé à poser les grandes lignes. Il était indispensable d’avoir le savoir-faire et l’autorité d’un commissaire d’exposition pour articuler le projet autour d’une grande exposition. Lionel connaissait Richard Leydier (ancient rédacteur en cher d’Art-Press) en tant que critique. Il n’est pas du tout spécaliste de la problématique mais il est fan de sports de glisse. Il a accroché au projet et une fois que tu as trouvé le commissaire, tout s’enclenche, le projet peut exister. Ensuite nous nous sommes notamment entourés d’un conseiller en matière de street art et lifestyle, Guillaume Le Goff (fondateur de Clark Magazine).

S. G. : Comment décrirais tu l’exposition La Dernière Vague ?
P-A. A : Richard Leydier a decidé que dans le même espace et dans une sorte de déambulation, tu puisses trouver aussi bien des pièces d’art contemporain (Tom Sachs ou Robert Longo par exemple, pour citer des pointures internationales), des pièces de street art qui vont être réalisées sur place spécialement pour l’exposition par des artistes comme ESPO, Parra ou Remed, et des collections d’objets (comme celle de Dimitri Coste qui a la plus grosse collection de Vans du monde, des collections de planches de skate…). L’idée était de dire que toutes les disciplines et typologies de présentation artistique se retrouvent dans la meme exposition, qui compte une centaine de pièces en tout.

S. G. : Comment as-tu construit la programmation musicale ?
P-A.A : 
L’ambition est moindre que celle de l’exposition, qu’elle est censée supporter. Il y a donc une entrée liée aux connexions de ces artistes avec le propos, et une entrée qui doit permettre au projet d’avoir une dimension grand public. NOFX, Suicidal Tendencies, Beastie Boys ou Tommy Guerrero étaient des objectifs initiaux, et au final le Wu-Tang Clan ou Mos Def ne sont pas totalement déconnectés de ces cultures.

S. G. : Quelques projets que tu aimes particulièrement dans This Is (Not) Music ?

P-A. A : L’idée de Seb Carayol qui est l’une des personnalités à qui nous donnons une carte blanche. Nous avons demandé au pianiste classique Fortunato Dorio de revisiter un certain nombre de morceaux punk-rock ou hip hop présents dans les vidéos historiques de skate. Et j’adore la pièce de David Bowen dans l’exposition. Il a fait une vague en metal qui bouge comme la hoûle de l’Atlantique Nord en étant connectée à une balise.

S. G. : Et après ?
P-A. A : Il faudrait que l’exposition voyage, en France, en Europe ou ailleurs. Parallèlement, l’évènement se pérennise à la Friche la Belle de Mai, tous les ans ou tous les deux ans, peut être pas dans une même démesure.

 

 

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avril 17, 2013 10:30
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Artiste au tempérament romantico-rock hyper-romanesque, Franck Cazenave délivre une œuvre à la verve poétique

Entretien & Texte:  Aurélie Siou
Portrait  & Direction Artistique: Julien Toty

Dans le fourmillement artistique de ses formes, la technique contemple les contours invisibles et la logique de croissance du monde organique; elle appose un lyrisme infini sur notre environnement et la mystique du corps humain. Ses toiles à l’allure poétique nous retracent un récit énigmatique. Celui de la genèse, hors du temps, révélée par un homme à l’âme contemplative.

Ses œuvres contemplent la progression, offrant une possibilité d’évasion à l’esprit nomade, évoquant les songes et les fables. Elles sont autant de portes ouvertes sur l’inconscient, que de méditations sur la beauté. Dans chacun de ses traits de crayon, dans chaque peinture, dans chaque sculpture, il y a autant de mondes subtils, « légers et aimables, comme des bulles de savon »,  qu’il aime voir « se peindre de soleil et de rouge, voler sous le ciel bleu, trembler soudainement et se rompre ». *1

Dans son approche il y a la projection, le présage, le rêve envisagé, effleuré, d’un autre monde. Un monde ou l’homme et la nature sont en harmonie symbiotique.

Dans son empreinte artistique il y a un peu de tous ceux qui éveillent ses sens. On y décèle la poésie iconoclaste de Colette, écrivaine animée d’une ardente curiosité pour toutes les choses de la vie, terrassée par la beauté conjuguée du monde, de la nature et du corps humain et qui encadrait ses propos dans une trame de « touches » et de « couleurs détachées » semées au fil de son texte .

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©Franck Cazenave 2012

Ses productions artistiques passent par l’émotion et la sensation,  la vigueur de son imagerie est encadrée de formules et d’aphorismes empruntés aux philosophes. Une imagerie fécondée par la spiritualité philosophique de François Cheng de l’Académie Française, assaisonnée par la douceur onirique de la voix d’Anthony Hegarty*2 et bercée par les sonorités poétiques d’Antonio Machado. Sa collection de réalisations est un écho créatif à l’ idéologie rhétorique de ces hommes de lettre et artistes hors normes, à leur approche fondamentale de la beauté de l’univers qui s’impose avec une force d’évidence.

Franck peint comme il vibre, il crée comme il respire, il produit comme il chavire. L’explosion de la matière qu’il projette sur la toile blanche se produit dans l’urgence. La mutation est énigmatique, l’envolée est féconde. Quand le foisonnement de couleurs, de substances, d’ombres et d’organismes s’entrechoquent, l’harmonie mystique atteint son nirvana.

Chacune de ses toiles procure une vision d’enchantement ; celle d’un pêle-mêle, d’une mosaïque d’arômes, d’écumes, d’astéroïdes, de constellations, de mouvements, de chants, de reflets, d’ombres et de lumières. Son esthétique est un conte, une ode à la brise d’été, aux sanglots de l’océan, à « l’odeur d’une rive spongieuse fleurie » « au rire de l’eau »*3

Lorsqu’il crée « Woman Nature » il emprunte un chemin parsemé de symboliques. L’évanescence colorée des cotons utilisés par Franck évoque des tonalités visuelles inédites, mais le message lui est universel ; la beauté, la force de l’effervescence humaine n’est envisageable que dans un profond respect du cadre minéral, animal et végétal.

Woman Nature Cotton threads, model, nature, photography ©Franck Cazenave 2010 Woman Nature
Cotton threads, model, nature, photography
©Franck Cazenave 2010

Si pour Pierre Stasse, « l’écriture permet une vie en dehors de soi », pour Franck Cazenave, l’Art plastique permet une vie au-delà de soi. « Parce qu ‘il vit avec et pour l’Art, celui qui vit et circule, pour son message, les sensations qu’il véhicule, pour les histoires que disent les œuvres, les rêves et leurs réalisations »*5 , il nous offre une vision spirituelle et transcendante qui s’impose à nous et révèle notre présence au monde.

Son expression hybride est une élévation spirituelle, étymologique, culturelle, émotionnelle qui tisse des liens féeriques entre des modes d’expression universels. Son œuvre est une allégorie de l’univers qui nous enveloppe. Un univers insaisissable et magistral!

HIGHER VIBE - Technique mixte sur toile 100x100cm - 2011 HIGHER VIBE – Technique mixte sur toile 100x100cm -
©Franck Cazenave 2011

L’interview Exclusive de Franck Cazenave

Franck, parle moi de toi

Franck Cazenave, je suis un Artiste plasticien d’origine Basque. J’ai commencé à peindre à l’âge de 15 ans. J’ai fait des études littéraires et artistiques à Bordeaux. J’ai toujours eu une grande passion pour l’art et l’art contemporain en particulier. J’ai mis beaucoup de temps à oser montrer mon travail, j’ai pris le temps de trouver une écriture personnelle qui ne soit pas une redite de ce qui a été fait par les autres. Mon travail est une pulsion personnelle qui est apparue et réapparue au fil du temps et que j’ai fini par accepter.

Quelle est la genèse et l’essence de ton œuvre ?

Certaines périodes de ma vie m’ont amené des questionnements. Des questionnements orientés autour de la Nature et de notre lien à elle…Par exemple lorsque je vivais à Paris, j’ai travaillé sur les paysages de montagnes. Sur la notion de paysage, sur l’archétype. J’ai d’ailleurs participé au Salon de Montrouge en 2004 où je montrais des visuels hybrides entre le dessin et l’image digitale. J’interroge aussi notre incarnation de celle-ci à travers une recherche autour de la Femme.

Quels matériaux utilises-tu ? Lequel est le plus palpable pour toi ?

Tous les médiums m’intéressent, mais je suis un grand amoureux de la peinture, la prise de risque y est très forte. Le coton aussi, que je tisse à la main pour mon projet Woman Nature. Cela se rapproche de l’attitude que j’adopte quand je peins.

Je travaille aussi d’autres supports. En ce moment je grave des miroirs par exemple. Mais quel que soit le support, Il y a un toujours un aspect laborieux, artisanal dans mon approche, qui lui est très palpable !

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©Franck Cazenave 2010

Quelle place occupent les éléments suivants dans ton univers onirique : l’être humain, la femme, la musique, la couleur.

La musique est un compagnon de route qui me retape. Qui m’aide à vivre. C’est une énergie personnelle vitale, je ne produis pas sans musique. Elle est également intimement liée à mes prestations publiques ou scéniques lorsque je propose des performances.

La couleur je l’aborde aussi avec tous ces petits souvenirs du quotidien, souvent liés à une lumière, un instant, une texture, un végétal ou rencontre visuelle. Je choisis rarement ma « palette » avant de commencer un travail, j’aime toutes les couleurs,, le fluo, aussi et surtout. J’essaie d’aborder celle-ci comme lors de mes performances à l’instinct, que ce soit dans les tableaux, les fils ou d’autres supports.

Cependant j’ai récemment produit une exposition (The Red Room, à la Galerie Providence de Guéthary) où je n’exposais que des travaux monochromes, utilisant seulement le rouge. Une « expo concept » qui faisait suite à celle que j’avais préparée au même endroit l’année précédente et qui elle, était dans le noir. Je ne sais pas si le public en a réellement compris le sens,  mais pour moi cela en avait beaucoup! Avec la couleur, je tente et tente encore…

Mon rapport à l’être humain prend la forme d’un hommage à la Nature. Il est guidé par mon envie de montrer notre extrême proximité avec elle. Un lien indéfectible et romantique qu’incarne la Femme avec excellence. (ndlr : la Femme inclut l’homme). Nous sommes tous des bactéries en mutation permanente. Mon travail étudie la genèse, d’où l’on vient, comment nous évoluons, quelle place nous occupons dans l’univers, comment se regarder face à cette extraordinaire folie de la Nature dans laquelle nous évoluons et qui est nôtre.

L’art n’est pas quelque chose « d’utile » dans le sens ou il n’a pas de fonction, ou il ne correspond à aucun besoin vital. C’est un peu fou de se dire que j’exprime des choses et que les gens peuvent y trouver de l’intérêt. J’essaie juste de montrer ce que nous avons en nous et autour de nous. Ma démarche artistique est de dire ce « nous » qui inclut tout.

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200x200cm – Technique mixte sur toile
© Franck Cazenave 2011

A ce propos, définirais-tu  l’art comme un processus en solitaire tel le navigateur en pleine mer ou plutôt comme une forme de symbolique collective ?

En dépit du soutien des gens qui t’entourent, c’est une grande course en solitaire, avec ses tempêtes. Comme un marin sur un bateau. Très peu de personnes peuvent comprendre la tempête que tu affrontes à l’intérieur. La forme de pensée elle, est collective, mon travail est une invitation. Ce que je fais, je le fais pour interpeller et partager avec l’autre.

Y-a-t-il une âme ou plusieurs qui t’habitent lorsque tu produis ?

Souvent, dans l’atelier, je pense à beaucoup de gens, ceux qui me sont chers, ceux qui sont partis. Parfois je me demande si ce qui arrive dans l’atelier vient de moi, il y a une forme d’oubli du moment, quelque chose qui sort de moi qui me dépasse, qui est plus grand que moi et que j’essaie de relayer. Je suis un passeur.

Quel autre terme aimerais-tu voir émerger, jaillir de tes projets ?

Je ne déclare rien, je souffle à l’oreille, aux autres de le définir.

L’art pour toi c’est une quête, une conquête perpétuelle ? De quoi ?

La quête est dans le travail plastique, trouver les formes les plus surprenantes, sensibles, poétiques, pour s’exprimer, dans quel sens aller pour affirmer ce que je ressens. Les formes évoluent, le thème reste identique. Mais l’art est une bataille. Dans l’atelier, il y a plus de journées de difficulté que de joie.

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100×100 – Technique mixte sur toile
© Franck Cazenave 2011

Qu’insuffles-tu au public au travers de ton œuvre ?

Je n’ai pas la prétention d’insuffler mais plus d’inspirer. En travaillant sur le macro et le micro, pour les gens qui prennent le temps de regarder, ils peuvent y sentir une alerte sur la beauté, sur  l’infime, le presque invisible, la fragilité, le corps…
Le moindre regard sur une chose peut me provoquer des émotions intenses. La vitalité dans un paysage naturel qui rappelle sa propre vitalité. Même à Paris, il suffit de s’asseoir au bord de la Seine, de couper son téléphone et d’observer. Tout est là! Toutes ces choses que l’on vulgarise au quotidien, l’eau, le froid, le soleil, les saisons…sont là.

Le choix des mots dans « I need another world », est très marqué.  Est-ce pour toi une forme de déclaration ou d’interrogation ?

C’est d’abord un hommage à Anthony Hegarty, chanteur de Anthony & The Johnsons, une personne dont j’admire le talent, la sensibilité…Une personne dont je me sens très proche sans le connaître, nous avons le même discours, je crois. Il y a beaucoup de personnes comme ça dont je me sens très proche, j’ai beaucoup d’amis que je ne connais pas et qui ne me connaissent pas, nous sommes très nombreux finalement…(rires).

« Another world » est le titre de l’une de ses chansons. J’ai besoin d’un autre monde c’est dire un monde de paix, paix entre les gens, paix avec la nature, paix avec le fric, paix avec la consommation…C’est cette ambivalence avec cette idée de vouloir quelque chose, ce rêve, ce monde imaginaire, qui en fait est devant nous mais qu’on ne voit plus, parce qu’on a mis des couches de merde par-dessus. Mais existe-t-il encore ?

Parle moi des bas dans ton travail « Woman Landscapes »
Pourquoi penses-tu que les gens interprètent une forme d’érotisme dans cette œuvre ?

Les gens sont très terre à terre et un peu trop le nez dans les magazines. Le bas pour eux est assimilé à la mode, aux dessous, aux portes jarretelles, donc aux fantasmes. Pour moi les jambes des femmes c’est prodigieux, un territoire de collines, de montagnes. J’avais envie de dessiner en enlevant de la matière. J’ai craqué la fibre du bas, j’ai dessiné sans apporter de matière, ce qui était une démarche nouvelle pour moi.

J’aime beaucoup cette idée, c’est l’opposé de la peinture. Dans la peinture, on est sur du blanc, on part du geste et on remplit en amenant de la matière. C’est l’histoire « du plein et du vide » dont François Cheng parle si bien quand il décrit la peinture chinoise. Ce projet est une forme de mini partition poétique, quelque chose d’éphémère qui dit : dans le rien, dans ce que tu crois être foutu (ndlr : le bas, filé, craqué) il y a une subtilité, un voile, une douceur.

Plutôt que d’être dans l’apparat, nous avons face à nous quelque chose de très beau et de très pur. On voit la peau mais on ne la voit pas tout à fait, on est dans ce moment entre le début et la fin, il n’y a rien de figé, de final.  C’est en cours.

J’espère que mon travail interpelle sur ce sujet. Qu’il donne l’impression de flotter, qu’il n’est pas tout à fait terminé, qu’il pourrait continuer, évoluer. J’espère que tout un chacun y voit ce rapport avec la mutation, la transformation que l’on vit à chaque instant.

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Bas & Modèles
©Franck Cazenave 2011

Si ton Art était une vertu, laquelle serait-ce ?

Je ne peux répondre autrement qu’en invitant les gens à écouter le discours sur la vertu de François Cheng, de l’Académie française *4. Il illustre son propos par l’observation de la nature. Dans la nature, on trouve des territoires intellectuels et philosophiques qui définissent la vertu, qui définissent tout, en fait. Mais pour moi la vertu, surtout, c’est un regard !

*1 « Caminante no hay camino », poème de Antonio Machado
*2 Leader du groupe Anthony & the Johnsons.
Franck a choisi le titre de la chanson  « Another Word » pour évoquer une partie de son œuvre.
*3 Colette, extraits
*4 http://www.canalacademie.com/ida2683-Francois-Cheng-la-vertu-selon-la-culture-chinoise.html
*5 Galerie W
http://www.galeriew.com/

Franck Cazenave
http://www.franck-cazenave.com/
More infos: contact[@]franck-cazenave.com

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Published on:
mars 5, 2013 3:25
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Christian Faur

Christian Faur est un artiste basé à Granville aux États-Unis. Vu de loin, ses oeuvres ressemblent à de simples photographies pixelisés, mais lorsque vous vous approchez, vous remarquez toute l’étendue de son talent.

Las d’utiliser les méthodes classique de peinture, Christian Faur décida de retourner à l’instrument favori de son enfance, le crayon!

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Published on:
avril 11, 2012 9:05
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Skate & Create


Skate and Create illustre les créations d’artistes et de skateurs mixant l’Art et le Skate

Skate and Create displays artwork and skateboards altered with unique and original art created by a variety of artists, skate enthusiasts and skaters.

Watch It!


How it works:

  • The four teams are made up of a total of six skaters—four pros and two ams.
  • Each team is given nine days in a warehouse with the same set of obstacles.
  • Each team is allowed one art director on site.
  • Each team is assigned one TWS photographer to shoot a feature article for the magazine.
  • Each team is allowed a film crew to produce a video for skateboarding.com.
  • The final photo and video product is judged by the TWS edit staff (minus S&C coordinators Skin Phillips and Josh Brooks) on the level of skating, creativity, the use of obstacles, and overall image and video quality.
  • The winner gets the cover of the magazine and will have a spot reserved in Skate & Create 2011.
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Published on:
janvier 6, 2012 2:54
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The Black Week End: musique sauvage à ski

Référence pointue des festivals d’altitude, le Black Weekend déferle à nouveau sur la vallée blanche du jeudi 8 au dimanche 11 mars 2012.

Pour cette 5ème édition, les organisateurs, Bertrand Brême, Camille Jaccoux et Edouard Rostand affirment leur volonté de réunir à Chamonix les amateurs de haute montagne, de musiques électroniques et de gastronomie récréative.

Fidèle à sa formule « 4 jours de ski sauvage en musique ou de musique sauvage à ski », la programmation 2012 slalomera entre concerts au sommet, glisse et hors piste, nuits blanches et après-ski de haut vol:

-    Du ski : hors piste avec les guides du team Black Crows
-    De la gastronomie : chaque jour « Street Food du MIAM», un chef aux fourneaux.
-    Du live : une scène et des concerts, sur la montagne, aux Grands Montets.
-    Et des fêtes : à la patinoire, dans les bars et clubs de Chamonix.

Après François K, Radioslave, Addictive TV, Naive New Beaters, Discodéine, Frivolous, Danton Eeprom, dOP, Arnaud Rebotini, Etienne Jaumet, Busy P, Sasha Funke, Coma, The National Fanfare of Kadebostany  … la programmation 2012 sera dévoilée prochainement sur le site Web.

Site Officiel
www.blackweekend.com

L’affiche a été réalisée par Yorgo Tloupas

About Yorgo Tloupas

Aussitôt sorti de Penninghen, Yorgo collectionne les designs de pochette de disques, notamment pour des labels tels que Barclay, Universal et East-West.

Issu du monde coloré et énergique du skate et du snowboard, il est d’abord attiré par une esthétique épurée ou la typographie peut s’épanouir avec toute sa force. Sa grande curiosité lui permet de multiplier les supports et d’intervenir autant sur des flyers de musique électronique  que sur des chartes graphiques et catalogues pour des marques telles que Yves Saint Laurent Rive Gauche, Armani, Lacoste, Castelbajac, Et Vous, New York Industrie et Shu Uemura.
Sa grande inventivité ainsi que la précision de son travail l’ont souvent amené à participer à des expositions et conférences, aussi bien en France qu’au Brésil, au Japon, au Mexique ou en Suisse.

Il habite Londres ou il exerce les fonctions de Directeur de la publication ainsi que celle de Directeur de création du lagazibe Intersection.

Yorgo a été élu « Designer of the Year » par les Independant Publishers Awards en 2003.

Site Officiel
http://yorgo.co.uk/

Intersection Magazine
http://www.intersectionmagazine.fr/

 

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Published on:
janvier 6, 2012 1:15
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